Hellblade : Senua’s Sacrifice

Tout est dans le titre, aujourd’hui nous allons parler du tout dernier jeu en date dans ma panoplie, le petit bijou développé par le studio Ninja Theory. Je dois dire que c’est une très belle surprise pour la simple et bonne raison qu’il dépasse largement mes attentes. Au rendez-vous, un voyage en territoire nordique avec un personnage aussi déconcertant qu’attachant dans une ambiance stressante et parfois même, oppressante. Si le jeu est disponible uniquement en version originale, c’est-à-dire en anglais, les sous-titres français permettent sans nul doute de dépasser la barrière de la langue. Maintenant que nous avons fait un bref topo, passons à la fiche détaillée. Attention, cet article peut contenir des spoilers. 

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Résumé : Senua, guerrière celte, souhaite récupérer l’âme de son défunt amant Dillion, prisonnier du royaume des morts, Helheim. En effet, sans lui sa vie n’a plus de raison d’être et elle sombre petit à petit dans les méandres de son esprit perturbé. Là où les ténèbres s’abritent de la lumière pour substituer. Entre hallucinations et démons, la jeune femme va mener une lutte féroce face à des monstres qui ne seront jamais aussi réels que dans sa tête.

Critique : Trois mots, une véritable immersion !

D’une part dans les pensées confuses de la protagoniste qui donnent une substance toute particulière à l’expérience vidéoludique puisque Senua entend en permanence des voix internes. Qu’elles s’accordent ou s’opposent sur le moment, ces dernières sont toujours présentes lors de son périple. Au fil du jeu, elles se révèlent d’une aide précieuse, notamment lors des combats ! Je peux vous assurer que les avertissements comme « derrière toi » s’avèrent particulièrement utiles pour éviter un coup d’épée dans la nuque. D’autant que chaque mort se paie lourdement.

C’est le petit plus du jeu, un cadeau empoisonné qui change toute la donne. Notre chère guerrière est affligée d’un mal rampant sous sa peau qui s’apparente à une sombre marque sur sa main. A son apparition, la menace est accompagnée d’un message très clair : « La pourriture noire s’étendra à chacun de tes échecs. Si la pourriture atteint la tête de Senua, la quête est terminée. Et tout progrès est perdu. » En gros, retour à la case départ ! Je peux vous dire que cela ajoute du piment lors des épreuves et affrontements.

D’autre part dans les mythes nordiques qui constituent l’univers incroyable dans lequel nous sommes plongés à vif. Les histoires découvertes au cours du jeu nous immergent au sein d’un monde rempli de légendes extraordinaires. Un monde où tout est possible puisque Dieux et Déesses prennent formes devant nos yeux. Nous venons même à les affronter sur des musiques de guerre qui donnent l’impression de s’y retrouver réellement. Sans oublier de mentionner les paysages magnifiques mis en avant par le somptueux graphisme que je n’ai cessé d’admirer en boucle.

En somme, un gros coup de coeur pour HellBlade. Et surtout, pour son héroïne atypique qui rend l’aventure trépidante. Derrière son apparence commune, se cache un élément clef faisant la réussite du jeu : son esprit troublé. C’est lui qui, plus que tout autre, pose les nuances du tableau. Non seulement, il rend l’atmosphère aussi étouffante qu’enivrante, mais donne également au script sa poésie et sa matière. Parce qu’il faut tout de même souligner la beauté des dialogues dévoilés par les fameuses voix de Senua. A chaque fois, elles empoignent l’âme comme la guerrière empoigne son épée… avec une intention particulière. Je vous laisse en découvrir un morceau.

Citation : C’est bien ce que disent tous les enfants, non ? Qu’il y a des monstres dans le noir. Elle a fini par comprendre qu’elle était la seule à les voir, mais son père voyait déjà le monstre en elle.

Pour conclure, il me tarde d’ores et déjà de replonger en enfer pour vivre la suite du périple. La fin laisse entrevoir de multiples possibilités quant au prochain potentiel opus. J’espère que le studio de développement va nous mener encore plus loin. Personnellement, j’entrevois parfaitement notre farouche celte lors du Ragnarök, la fin du monde. C’est en tout cas, l’option la plus plausible d’après la dernière scène du jeu. Et peut-être, qui sait, nos deux amants se reverront-ils d’une façon ou d’une autre ?

crédit photo : playstation & hell blade

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5 réflexions sur “Hellblade : Senua’s Sacrifice

  1. payetongeek dit :

    Je trouve intéressant l’idée que tu aies pu entrevoir des possibilités quant à une suite. Personnellement non, mais je serai curieux de savoir ce qu’il t’amène a penser ça. En tout cas hellblade m’a marqué comme rarement un jeu l’a fait ces dernières années. Etant amateur de mythologie nordique je ne pouvais que m’y intéresser. Résultat : il n’y a que silent hill qui m’a autant parlé. Bon article 😉

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  2. payetongeek dit :

    Haha bonne réponse! Silent hill c’est pas si différent d’hellblade dans sa thématique principale, celle de l’horreur psychologique (enfin surtout le 2). Mais oui effectivement silent hill traite de manière bien plus glauque la souffrance humaine. Je peux que te conseiller le 2 si tu ne l’as pas fait. Il n’a absolument pas vieilli et reste le jeu vidéo le plus cohérent et intelligent jamais créé à mes yeux.

    Aimé par 1 personne

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