Black Mirror

Quand toutes mes séries sont en pause, que fais-je ? Je finis par me retrouver en tête-à-tête avec Netflix. C’est ainsi que je découvre l’existence d’une série au nom énigmatique dont le concept m’intrigue. J’apprends qu’elle est diffusée depuis 2011. PARDON ? Diffusée par une autre chaîne… ouf, je suis rassurée de pouvoir justifier mon retard de 7 ans. Alors, c’est quoi ce mystérieux show ? Difficile à définir de la sorte, c’est un mélange d’étrangeté, de génie et de brutalité. Comme une frappe qui bouscule tous les repères et donne envie de refermer immédiatement l’écran de son ordinateur portable, sait-jamais si quelqu’un pirate actuellement la webcam. Bien cette supposition effleure parfois mon esprit, là je me dis (dans ma grande paranoïa) que c’est probablement le cas. Pourquoi ? Parce que je viens de mater un épisode de Black Mirror et que ça cogite à l’intérieur… j’ai même appelé ma copine Célia une fois, juste pour lui parler de mes doutes existentielles.

black mirror.pngcrédit photo : allociné.

Résumé : Cette série atypique ne suit pas les mêmes personnages mais change à chaque épisode, donnant naissance à une véritable anthologie sur les technologies futuristes et leur impact sur l’humanité.

Critique : J’ai pris la série en cours de route comme vous avez pu le comprendre. Etant donné que le contenu des épisodes est toujours différent, l’ordre de visionnage n’a pas vraiment d’importance. C’est un bon point je trouve, même si la progression des personnages n’est pas étendue sur le long terme, l’intrigue est bien exploitée et travaillée. Le concept de la série est vraiment intéressant, cette façon d’aborder le rapport de l’individu aux nouvelles technologies, cela fait réfléchir. Cela fait peur et cela fait tressaillir. En résumé, cela ne laisse pas indifférent. A chaque générique de fin, c’est le bug, quelques minutes de silence, de réflexion. J’ai remarqué que c’est la seule série que je regarde dont les dénouements sont aussi affligeants. Un choix intéressant qui ne me dérangeait pas au début mais se révèle un peu pesant à force.

Heureusement, Netflix change un peu la donne pour offrir quelques happy endings au cours de la saison 3 qu’elle produit, ma préférée. Non je ne suis pas payée pour dire ça je vous promets, c’est sincère. L’épisode Nosedive (Le saut de l’Ange) est sans conteste mon favori : l’histoire se déroule dans une société régie par un système de notation sur 5 qui s’effectue grâce à un réseau social avancé. Les mieux notés ont le droit à des privilèges et la belle Lacie, interprétée par l’actrice Bryce Dallas Howard, tente désespérement de faire augmenter sa note de 4,2 pour avoir l’appartement de ses rêves. Je salue par ailleurs la performance de la comédienne qui brille du début à la fin. D’ordinaire, j’apprécie de voir de nouvelles têtes et découvrir de nouvelles intrigues mais pour une fois, j’ai regretté de ne pas voir la suite et pouvoir suivre l’évolution du personnage.

Ce que je trouve assez percutant dans ce show, c’est tout le processus qui s’effectue après, quand notre esprit se met à repenser aux différents évènements visionnés. Si la technologie est toujours futuriste, elle fait pourtant écho à l’actualité, à l’expansion des réseaux sociaux, à l’utilisation abusive des outils technologiques, à la perte de certaines valeurs humaines au détriment d’une connexion virtuelle à travers le monde. La plupart des épisodes montrent les dangers auxquels nous risquons fortement de nous confronter mais certains mettent également en avant les prouesses que nous pourrions éventuellement connaître un jour. L’épisode San Junipero est très doux et rempli d’espoir par exemple, il laisse entrevoir une avancée révolutionnaire pour déjouer la mort. Donc, tout n’est pas toujours noir avec Black Mirror (vous noterez le jeu de mots, n’est-ce pas ?)

En définitive, je suis toujours aussi perplexe quant à cette série qui vaut le coup d’oeil c’est vrai, ne serait-ce que pour les idées qui en émergent. Néanmoins, à visionner à petites doses pour ne pas tomber dans la paranoïa hein ! Et vous, qu’en pensez-vous ?

Citation : Je suis désolée, mais la toi normale me manque. Avant cette obsession, quand nous avions des conversations, tu te rappelles ? Toute cette histoire de classement, en vous comparent à des gens qui prétendent seulement être heureux.

crédit photo : allociné.

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